Je n'arrive pas à dormir. Mon c½ur semble vouloir foutre le camp de ma poitrine & comme j'ai pour habitude de dormir sur le ventre, ça fait sacrément mal. Chaque nuit alors, je pars à la guerre, le costume & les armes en moins, mais la poussière semble être là, bien au fond de ma gorge comme pour dire je n'aimerais pas être à ta place alors je vais t'aider, boucher les voies de respiration, laisse toi seulement faire, tu verras, à la guerre comme à la guerre.
Tel un champ de bataille, mon coeur subit les affrontements de mon esprit face à mes sentiments. Je suis le spectateur et la victime de cette "boucherie". Impuissant et fragile, je me contente d'observer et de souffrir en silence... Quelle ironie! Moi qui croyais me connaitre je réalise que je ne suis rien, juste une ombre silencieuse qui porte le poids de ses émotions...
On me dit qu'il faut que je m'attende à mourir, cette nuit ou bien la nuit prochaine, qu'un corps ne supporte que très rarement ce genre de conflit. J'en ai conscience. Je suis sur le front & personne ne semble être à mes arrières, & puis comme tous les coups sont permis, j'ai peu de chance de m'en sortir. Vais-je me prendre une ou deux balles dans l'abdomen ? A choisir je voudrais une épée, dans le c½ur, pour être comme ces chevaliers.
Hélas, il semblerait que je sois né sous le signe de la fatalité. Pan! La première balle pénètre dans ma jambe droite. Le coup est rapide mais malgré tout je ressens chaque centimètre de la balle qui se délecte de ma chaire. Je perds l'équilibre, m'écrase pitoyablement contre terre en réalisant que je suis bien plus faible que je ne l'aurais pensé... Est-ce le signe d'une défaite ? Non ! Je ne perds pas espoir, je tente tant bien que mal de me relever car ceci est mon combat. Seul contre tous, seul contre moi même. Je suis mon pire ennemi.
J'avais prié pour que ça m'arrive dans la poitrine. Si l'on me transperce le c½ur est-ce que ça retirera tout mon amour ? Je voulais vérifier, mais même ça, on ne me l'a pas offert. On en demande trop en ce qui concerne la chaire. J'ai cette image en tête, quand j'étais gamin je jouais avec la nourriture, j'en faisais de touts petits morceaux dans mon assiette. Maman gueulait, avale ça où je t'en mets dans le nez. J'ignore pourquoi, mais j'aurais aimé que ma mère me voit mourir. Je te déteste maman.
Suis-je lâche de penser à de telles choses ? Je me le demande... A vrai dire je ne sais plus ou j'en suis, peut-être que le fait de voir mon coeur intacte est un signe. Oui c'est surement cela. Il faut que je sois fort, que je serre les dents et que j'avance ! maman peut crever si ça lui chante, elle m'a permis d'arriver en ce bas monde maintenant c'est à moi de prouver que je suis capable d'arriver à mes fins. Je suis maintenant prêt à respirer.
Photo : DA
Texte : En blanc mon Tone♥, en gris moi.
Bonus : #
Ps : Je me suis fait voler mon portable. Je garde le même numéro mais ne me joignez pas pour le moment, ligne coupée.