"It may be the first time
But it won't be the last time"

(l)


C'est un capharnaüm à l'intérieur de moi, lorsque son coeur se colle au mien.

# Posté le dimanche 08 février 2009 06:38

Modifié le dimanche 08 février 2009 06:51

Les nuages, l'avion en papier, moi j'y crois plus. Alors je fous le feu.

Les nuages, l'avion en papier, moi j'y crois plus. Alors je fous le feu.
ANBERLIN - GODSPEED







Il fait encore nuit & il pleut très fort. A peine avais-je ouvert les yeux que je savais que la journée ne se passerait pas comme je le voulais & que les gens dans le bus s'étendraient comme du linge mouillé, les uns sur les autres. J'allais devoir m'accrocher, moi grande gamine faite de barbelés, pour éviter l'électrocution dans un lieu aussi public & impersonnel.

# Posté le vendredi 06 février 2009 17:11

Modifié le vendredi 06 février 2009 17:52

Une bouche, une souris. Tu sais j'en peux plus je crois que tout ça c'est pareil. Mouth, Mouse. Tu choisis quoi. Ma bouche ou une queue fine?

Une bouche, une souris. Tu sais j'en peux plus je crois que tout ça c'est pareil. Mouth, Mouse. Tu choisis quoi. Ma bouche ou une queue fine?
EMERY - Walls




Je n'arrive pas à dormir. Mon c½ur semble vouloir foutre le camp de ma poitrine & comme j'ai pour habitude de dormir sur le ventre, ça fait sacrément mal. Chaque nuit alors, je pars à la guerre, le costume & les armes en moins, mais la poussière semble être là, bien au fond de ma gorge comme pour dire je n'aimerais pas être à ta place alors je vais t'aider, boucher les voies de respiration, laisse toi seulement faire, tu verras, à la guerre comme à la guerre.

Tel un champ de bataille, mon coeur subit les affrontements de mon esprit face à mes sentiments. Je suis le spectateur et la victime de cette "boucherie". Impuissant et fragile, je me contente d'observer et de souffrir en silence... Quelle ironie! Moi qui croyais me connaitre je réalise que je ne suis rien, juste une ombre silencieuse qui porte le poids de ses émotions...

On me dit qu'il faut que je m'attende à mourir, cette nuit ou bien la nuit prochaine, qu'un corps ne supporte que très rarement ce genre de conflit. J'en ai conscience. Je suis sur le front & personne ne semble être à mes arrières, & puis comme tous les coups sont permis, j'ai peu de chance de m'en sortir. Vais-je me prendre une ou deux balles dans l'abdomen ? A choisir je voudrais une épée, dans le c½ur, pour être comme ces chevaliers.

Hélas, il semblerait que je sois né sous le signe de la fatalité. Pan! La première balle pénètre dans ma jambe droite. Le coup est rapide mais malgré tout je ressens chaque centimètre de la balle qui se délecte de ma chaire. Je perds l'équilibre, m'écrase pitoyablement contre terre en réalisant que je suis bien plus faible que je ne l'aurais pensé... Est-ce le signe d'une défaite ? Non ! Je ne perds pas espoir, je tente tant bien que mal de me relever car ceci est mon combat. Seul contre tous, seul contre moi même. Je suis mon pire ennemi.

J'avais prié pour que ça m'arrive dans la poitrine. Si l'on me transperce le c½ur est-ce que ça retirera tout mon amour ? Je voulais vérifier, mais même ça, on ne me l'a pas offert. On en demande trop en ce qui concerne la chaire. J'ai cette image en tête, quand j'étais gamin je jouais avec la nourriture, j'en faisais de touts petits morceaux dans mon assiette. Maman gueulait, avale ça où je t'en mets dans le nez. J'ignore pourquoi, mais j'aurais aimé que ma mère me voit mourir. Je te déteste maman.

Suis-je lâche de penser à de telles choses ? Je me le demande... A vrai dire je ne sais plus ou j'en suis, peut-être que le fait de voir mon coeur intacte est un signe. Oui c'est surement cela. Il faut que je sois fort, que je serre les dents et que j'avance ! maman peut crever si ça lui chante, elle m'a permis d'arriver en ce bas monde maintenant c'est à moi de prouver que je suis capable d'arriver à mes fins. Je suis maintenant prêt à respirer.



Photo : DA
Texte : En blanc mon Tone♥, en gris moi.
Bonus : #



Ps : Je me suis fait voler mon portable. Je garde le même numéro mais ne me joignez pas pour le moment, ligne coupée.

# Posté le mercredi 04 février 2009 14:46

Modifié le jeudi 05 février 2009 11:14

Note :

Je suis hors du temps. Si je pouvais je resterais enfermer. Je marcherais à base d'alcool, de plats à foutre dans le micro-onde, de cigarettes, de cahiers et de stylos, de mélodies assourdissantes & de séries TV. Le tout en petite culotte et sweat quatre fois trop grand. Je n'ai plus envie de parler, d'ouvrir la bouche & d'articuler. De faire partie d'un quotidien. Je suis hors du temps & ça me paralyse.

# Posté le lundi 02 février 2009 07:25

Modifié le lundi 02 février 2009 12:10

Au cinéma, les gros plans ne durent pas si longtemps.

Au cinéma, les gros plans ne durent pas si longtemps.
BENABAR - Dis, quand reviendras-tu?




Doigts sur piano. Fond de salle. Fumée de cigarette. Tout le public a les larmes aux yeux. Moi je dis, bien trop facile. Il manquerait plus qu'une belle paire de seins viennent pousser la chansonnette & j'ai la moitié de la salle qui mange le sol. L'émotion a perdu de sa valeur. Les hommes ne pleuraient pas il y a de ça quelques années, aujourd'hui, ces mêmes hommes nous demandent nos mouchoirs. Alors Do ré mi fa sol la si do & hop vous l'avez dans votre lit. Évidemment, ne vous attendez pas à ce qu'il vous sorte des "Montre moi ton cul". Au contraire, il vous léchera l'oreille & vous aurez au réveil, un petit post it, "Montre moi ton coeur". On touche davantage aux organes, à l'interne, ce qui ne se voit pas. Parce que de la peau reste de la peau.
Doigts sur les lèvres. Fond de scène. On pourrait croire qu'elle aguiche. Mais elle essaye de faire taire l'autre abruti qu'elle baise, alors qu'il est marié & que sa femme est en cloque. C'est du grand art. Elle a envie de pleurer. Elle peut tambouriner aussi fort qu'elle le désire sur guitare. Elle veut juste saigner. Son souhait reste cacher. Elle voudrait surtout tambouriner d'abord le ventre de la femme enceinte, histoire de ne faire naître aucun fruit de leur possible amour, & puis sa tête à elle. Qu'elle se retrouve défigurée. Que lui, n'ai plus, à hésiter. Mais la peau reste de la peau.
Doigts dans la culotte. Personne n'est là pour regarder. Elle se dit qu'elle aimerait bien que parfois on la touche. Qu'on la touche & qu'on prenne la peine de regarder son sexe à elle. Elle en a marre c'est décidé. On se force à regarder l'élévation de la queue de monsieur. Mais c'est des mensonges lorsqu'ils disent qu'une fille on ne voit rien. On ne voit rien parce que monsieur n'a jamais pris la peine de regarder.
"Mais A. c'est pas très jolie jolie tout ça. Tu vas quand même pas me forcer à regarder ton anatomie?"
Bon alors ne le regarde pas, prend un rasoir & fais-en de toutes petites lamelles.



# Posté le samedi 31 janvier 2009 15:39

Modifié le samedi 31 janvier 2009 17:51