Note :
Je sais que lorsque je t'embrasserais pour la première fois, je serais comme au sommet d'un arbre, tremblante.


# Posté le jeudi 29 janvier 2009 14:13

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 14:23

Le Coin lecture.

Le Coin lecture.
ALPHABEAT - Fascination



La vie sexuelle de Catherine M.
par Catherine Millet, 7¤50



"'Je suis entrée dans la vie sexuelle adulte comme, petite fille, je m'engouffrais dans le tunnel du train fantôme, à l'aveugle, pour le plaisir d'être ballottée et saisie au hasard ', déclare la narratrice. En quatre chapitres – le nombre, l'espace, l'espace replié et détails, soit la multiplication des aventures, d'une partouze à l'autre, les relations à l'emporte-pièce, les lieux et le corps apprécié dans ses coins et recoins –, Catherine se livre volontiers et sans fard à toutes les confessions, baisant 'comme elle respire '. Nulle chronologie, nulle construction véritable dans ce récit débridé conduit tout entier à la première personne."


Mon avis :
Pour être franche je m'attendais à bien plus avec ce livre. J'ai été déçue. Je n'ai pas apprécié la manière dont elle conte sa sexualité, langage soutenu pour exprimer une dépravation qui parfois était à la limite de l'insupportable en ce qui me concerne. 233 pages de cul, de queue, de con, et de vices. Je me suis sentie mal à l'aise à de nombreuses reprises. Cependant, je suis consciente de l'audace & des qualités littéraires de Millet.



L'avez-vous lu? Entendu parlé? Vos avis?

# Posté le mardi 27 janvier 2009 14:41

Modifié le mardi 27 janvier 2009 15:16

ALPHABEAT - Boyfriend





J'ai pas su. Pas su dans quelle pièce il m'avait enfermée. Mais j'étais dans le noir le plus complet et dans un silence profond. Le genre de silence dans lequel on ne tombe que dans de graves instants, dans des dépressions par exemple. J'étais dans un de ces silences mais je n'avais pas encore témoigner le moindre symptôme d'une maladie mentale. Je savais que je n'étais pas loin de sombrer au sens figuré. Je n'avais pas froid, au contraire, des petites perles de sueurs coulaient le long de mon cou. Que devais-je faire? Etait-ce une punition ou l'envie de me faire peur tout simplement? A cet instant je n'en savais rien. Je me souviens que je n'ai pas cherché à découvrir, à visiter les lieux. Dans le noir, mes sens se mélangent mais ne se complètent pas. Alors je me suis recroquevillée sur moi même, comme une adolescente au regard sombre. Je ne sais plus vraiment combien de temps est-ce que j'ai patienté avant de l'entendre entrer. Dans ce genre de situation, le rapport que l'on peut entretenir avec le temps est inexacte. Les secondes sont des minutes, les minutes des heures. Mais peut-être y ai-je réellement passé plusieurs jours. Dans tous les cas, je me souviens très bien de la vitesse à laquelle mon coeur s'est mis à battre lorsque la clef est entrée dans la serrure.
" Tom? C'est toi? Tom c'est plus très drôle, à quoi est-ce que tu joues?"
Il ne voulait pas me répondre. Non c'était trop lui demander. Il voulait cultiver ma peur. La faire pousser, qu'elle devienne à son tour, terrorisante. Il voulait avoir peur avec ma peur.
" Tom, je sais que t'as toujours eu du mal à ressentir des émotions. Mais si tu veux je peux t'aider, on en fabriquera ensemble des sentiments. Tu verras, y'en a beaucoup qui font ça. C'est plus une honte d'avoir un coeur de pierre. Regarde, regarde je t'en prie, même dans les films on le prône. Tom, je ne sais plus si tu m'aimes encore mais si tu ne m'aimes plus c'est pas si grave, tu te feras ré-aimer. Je ne me soucie pas pour toi, t'es beau garçon."
C'est à ce moment qu'il alluma la lumière. Une lumière écrasante qui me brisa les pupilles. Je ressentis une douleur affreuse et il me fallu un peu moins de 10secondes pour sentir une larme me couler le long de la bouche. Je le vis.

Il s'était mutilé le visage.
" Tom, je ne t'en veux pas, c'est pas grave que tu m'ai enfermée. Je ne dirais rien, va falloir qu'on te soigne. Donne moi la main. Pourquoi est-ce que tu serres si fort ton poing?"
Je lui pris la main de force, l'ouvrit, poussa un cri.

J'ai compris pourquoi est-ce qu'il ne pouvait plus me répondre. Sa langue s'échoua sur mes doigts de pieds.





BONUS : #

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 16:34

Modifié le samedi 24 janvier 2009 10:34









Racontez moi une histoire.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 08:04

Il a dit qu'il ne bougeait pas, qu'il fallait que je mette la tête sur l'oreiller & que je serre fort.

Il a dit qu'il ne bougeait pas, qu'il fallait que je mette la tête sur l'oreiller & que je serre fort.


FINCH - Letters to you


J'ai besoin d'un flingue. Maintenant.
D'une arme, de quelque chose de puissant. Tu vises, t'appuies & tu n'en reviens pas.
Je n'ai pas le temps d'échafauder des plans, d'enfoncer plus fort qu'il ne l'est, le crayon dans ma tempe, lorsque j'essayerais bêtement de gribouiller un arbre recyclé. Non, finis le temps du futur comme temps de fête & de sourire. Le futur est un passé voilé.
J'ai besoin d'un flingue. Maintenant.
Je ne suis pas sûre que les médicaments fassent toujours l'effet que l'on attend.
Il y a toujours le petit HIC qu'on a pas lu, zappé, de la notice, négligence.
Je n'ai plus le temps de négliger. Plus intérêt surtout, ça risque de mal tourné.
Je ne peux pas utiliser de corde, la pendaison c'est long & la situation qui se présente à moi est différente de toutes celles que vous avez pu connaître.
C'est bien normal au fond, je cherche des problèmes où il n'y en a pas.
Mademoiselle perd son temps. Elle le perd comme on perd 5centimes.
Combien pour une seconde de plus? Oh, ne me dîtes pas qu'une seconde ce n'est rien.
On m'la fait pas à moi.
J'ai besoin d'un flingue. Maintenant.

J'ai besoin d'un flingue. Maintenant.
Je vise le bocal à poisson, je tire. Eclats de verre, flaque d'eau. Pan les poissons, Pan votre vie de tourne-en-rond.



# Posté le mardi 13 janvier 2009 15:55

Modifié le mardi 13 janvier 2009 16:20