C'est moins cher qu'une séance de psychothérapie.

Quand je reste trop longtemps dans la salle de bain, mon père a coutume de dire :

- Elle nous fait quoi elle, un championnat de natation?

- Non, papa, j'essaye de me noyer mais tu me déconcentres.


A chaque fois.



Bonus #


C'est moins cher qu'une séance de psychothérapie.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 16:03

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 17:05



BOYS LIKE GIRLS - Let Go



Là. Tout de suite. Je pourrais m'envoler. Vous laissez. Mais vous ne connaitriez pas mon histoire. Je ne suis pas certaine que vous rateriez quelque chose. Mais on ne sait jamais. Parfois, ça peut servir. J'ai promis de ne faire de mal à personne. Dans cette histoire. Pas que je vais porter des gants pour cette nouvelle année. Mais presque. Je vais apprendre à marcher sur des oeufs sans piétiner le moindre poussin. Je ne les aime pas dans mon assiette. Encore moins sous ma semelle. Je ne suis plus si fragile. J'ai laissé tomber ma fragilité il y a un mois. Pas jour pour jour. J'ai pas compté. Tout était confus. Vous comprenez. J'ai pas pu être minutieuse. Il n'a jamais été question de minutie. Avec cette fragilité. Elle a quand même failli me faire dire. Je ne crois plus en rien. Mais failli, faibli avant la fin. Ai-je été plus forte? Certainement. Une médaille? Je m'exhibe déjà un peu trop. Puis j'en ai plein ma veste en cuir. La bad girl. Cela fait rire les gamins. La dame elle est grande. Elle a vécu. Oh si vous saviez. Toutes les peines du monde. Non pas quand même. Mais j'ai ce que vous n'avez pas. Un passé. Regarde-moi la, celle-la. Pédante. Plus haut que son cul. C'est ça l'expression. J'ai les fesses plates. Allez-y ça glisse tout seul. Alors voilà. J'ai depuis quelques jours. Des bleus autour des yeux. On appelle ça des soucis. Comme les nuages au dessus de la tête. Dans les dessins animés. T'as essayé le démaquillant? La javel. Oui tout. J'ai tout essayé. Ah tu devrais peut être en parler. Ah, tu crois que la bouche ouverte ça marche mieux. Non parce que tu sais je parle. Je parle toujours. Tout le temps. Même lorsque je dors. La pensée? Tu dis qu'on appelle ça "penser". Je parle je te dis. Je souffrais déjà dans le bide de ma mère. Elle est bonne celle-là? Qu'est ce que t'en penses? Un foetus torturé. Tu crois que ma mère m'injectait du poison dans le cordon? Sa dépression? Dans ce cas, j'y peux rien. J'y peux rien vous comprenez. Quoi j'aurai pu refuser? Vous vous foutez moi? Je serais morte alors. Pas nourrie. Ma mère aurait pas supporter de pondre un oeuf, avec un poussin mort à l'intérieur. La belle arnaque.

Oui je parle trop de poussins & d'arnaques.
Mais c'est pas de ma faute si j'ai l'impression d'en être une.
Chaque jour.



BONUS : #

# Posté le lundi 29 décembre 2008 18:14

Modifié le lundi 29 décembre 2008 22:19

Floriane, Coraline & moi même. (l)

Floriane, Coraline & moi même. (l)

# Posté le samedi 27 décembre 2008 16:45

Modifié le samedi 27 décembre 2008 21:39



AMY MCDONALD - Mr. Rock & Roll




Ca y est, c'est fait. Je voulais déjà le faire depuis si longtemps. Je l'aurai bien encore garder pour moi. Au chaud. Mais j'aurai eu l'air bête si il avait éclaté. L'écrire sur papier quadrillé au bout d'un moment ça use. La feuille aurait fini par se déchirer. Et ça c'est jamais bon signe. J'appuyai si fort sur la mine de mon stylo. Comme si ca allait y donner davantage d'intensité.
Il est 2H27 et j'ai un problème.
Pourtant, pourtant. Les mots. Ce sont seulement des lettres bout a bout. Pourquoi y donner tant d'importance ? On me l'a appris depuis ma naissance. J'ai pas chercher a comprendre. Ainsi c'est comme ça. Les mots c'est TOUT. Il faut être attentif a chaque mots, chaque phrases dites. Tout est dans l'implicite on m'a dit. Les mots en cache souvent d'autres. Sauf des fois. Ils peuvent être Simples et Clair. Pensons que c'est souvent ceux qui frappent le plus. Ceux qu'on se prend en pleine figure sans comprendre ce qui nous arrive. Une claque. Et puis deux. Si ils sont assez forts, les mots ils peuvent même nous attrapés les boyaux et jouer avec eux pendant un bon moment.


Ca y'est c'est fait, qu'elle me dit. Elle me le dit comme on dirait, bonjour une baguette. Pas trop cuite. Mais là elle brûle, elle me brûle les mains. J'ai dans mon cahier, des milliers de mots, griffonnés, posés, avec ou sans volonté. Ils sont là & compte rester. Elle l'a dit tout à l'heure, ça joue dans le bide. Le bide entier. Ca déchire la peau & ça tord les organes. Personne n'a dit que les organes ça pouvaient se tordent. La médecine est bien claire là dessus, faut pas y toucher. Mais les médecins nous écarte nous. Tout est dans votre tête, allez consultez, qu'ils nous diraient presque. Tiens, tiens tu sais ce que j'en fais de ton morceau de papier, de ta putain d'ordonnance à la con. Je te la jette en plein dans la gueule. C'est pas sur une ordonnance qu'on trouve un Je t'aime, espèce d'enfoiré. C'est même pas sûr que tu l'entendes encore dans ta putain de vie. Alors laisse moi avec ma baguette brûlante entre les mains, laisse moi le temps d'aller lui répondre.

Oui ça y est c'est fait. Je le répéterai jamais assez. J'aime l'idée de la baguette toute chaude. Seulement toutes les boulangeries ne la proposent pas. J'en suis. A cogiter.
J'ai toujours eu quelques problèmes de communication. Ecrire c'est la meilleure façon de faire ressortir tout ca. Parce que bon. Y'en a là dedans. Beaucoup trop. Autour de ma tête ; les mots gravitent, sortes fantômes invisibles. Ils se croisent, se percutent, s'entremêlent et explosent des fois. Vous ne pouvez pas les voir. Et moi je n'arrive pas a les transposer sur ma feuille. Tous ceux qui arrivent dans ma main me paraissent dérisoires.Voire Vulgaires. Et puis, on a jamais parler. C'est un tord. Chaque jour me le rappel. Parce que au dela des mots ; Il y a toute l'intonation, l'émotion brute, qui fait trembler la voix, claquer les dents, soulever le c½ur.
Il est 2H58, toujours le même.
J'arrêterai de me taire. Je le promets. Même si ses oreilles ne le supportent pas, même si elles ne veulent pas l'entendre. Je lui crierai tous les plus beaux mots que je connais. Je lui citerai Rimbaud et lui clamera Racine
Vas croire que c'est possible.


Je te l'ai dit. Une fois que la nuit sera tombée & que les chats auront foutu le camp, moi j'ouvrirais ta fenêtre. Je te prendrais, avec tout le culot que je peux avoir en ces jours d'hiver, la cigarette de ta bouche & tirerais une longue bouffée de ta putain de fumée. Je boirais au goulot & j'éclaterais de rire. Regarde moi, regarde moi maintenant & sors moi ta poésie. Je suis là pour toi. Pas pour le voisin. On sait bien que les mots c'est ton fort, ta facilité, tu patauges pas là dedans, tu maîtrises. It's okay, it's alright, j'irais même jusqu'à dire. C'est bien pour ça qu'il me faudra croiser les jambes. Tu comprends, ça va vite d'avoir envie. Envie de quoi, dis moi, envie de quoi? Envie de boire les mots que tu me jettes à la figure depuis tout à l'heure. Tu prends plaisir, c'est ta revanche à toi, ton défi personnel, il en fallait bien un. Pour ne pas partir les bras ballants. Je ne te demande pas de partir. & puis comment voudrais tu que je sois à ta hauteur maintenant? Je ne lis que des choses vulgaires, à caractère sexuel, c'est pas dans tes draps qu'on arrangera ça.
Si Rimbaud n'est pas d'accord, qu'il parte bouder. Racine m'a soufflé quelque chose bien avant que Rimbaud s'en mêle. Dis tu veux l'entendre?






Texte : En bleu Coraline, en saumon moi.
BONUS : #

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 19:57

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 21:21