Mes IUTiennes (l)

Mes IUTiennes (l)

Vidéo : #

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 13:53

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 16:32

A Anaïs, Dessous c'est lenfer, alors creusez, Amicalement.

A Anaïs, Dessous c'est lenfer, alors creusez, Amicalement.

# Posté le lundi 15 décembre 2008 17:46

Modifié le mardi 16 décembre 2008 14:59



THE STROKES - Reptilia



Aujourd'hui c'était un vrai festival de parapluies. Avez-vous remarquer que chaque parapluie allait avec son propriétaire comme le chien avec son maître? Ce n'est qu'une simple constatation qui m'amusa cet après midi, on s'amuse comme on peut lorsqu'il pleut. Mes baskets étaient trempées, laissant à mes chaussettes la possibilité de coller à ma peau. Quelle horreur, je déteste ça. Mon pantalon était taché, je suis partie en négligée. Mon manteau a tout caché. De toute façon, lorsqu'il pleut, les gens ne se regardent pas. La pluie fait figure de voile sur leurs paupières. Ils ne prennent pas la peine de se regarder, ils se foncent dedans, comme pour dire, moi j'ai pas le temps. Un temps de chien, oui mais les chiens sont au chaud. Voyez un peu le paradoxe. Je marche doucement parce qu'aujourd'hui plus qu'hier, je veux regarder. Ce festival de parapluies me rend perplexe. Il y a la gamine avec son parapluie ridiculement petit. De toutes les couleurs. Elle veut dire, je suis petite, je ne veux protéger que moi même mais je suis joyeuse, il ne faut pas croire. Justement, je ne te crois pas. Il y a ce jeune homme avec son parapluie léger, de mauvaise qualité et sombre. Il veut dire, je suis un homme premièrement, mon apparence m'est égale, je ne suis pas stable, si tu me pousses je tombe et je te fais tomber avec. Je ne souris pas tellement, j'ai pas trouvé de quoi sourire. Il y a ce couple, au parapluie tout juste à leur taille, au couleur de l'automne. Ils veulent dire, on s'aime & on a besoin de personne d'autre. On s'aime & personne ne pourra venir nous détruire, vous n'avez pas votre place de toute façon. Il veut dire, on est d'accord sur tout, même sur la pluie même sur le beau temps. Il y a cette vieille femme au parapluie clinquant. Elle veut dire, je ne suis pas si vieille que ça.

& il y a moi. Avec mon parapluie transparent, en plastique à pois noirs. Un parapluie de deux personnes mais il n'y a que moi dessous. Je veux dire, je ne veux rien rater, la transparence me permet de regarder le ciel, je ne veux pas me renfermer, vous existez pour moi même si l'inverse semble parfois négligé. Je veux dire, il reste une place, j'aurais moins froid & les pois noirs seront plus gai, tu sais un petit côté rétro vintage. Un petit côté, fille-femme un peu glamour un peu rock'n'roll mais la guitare en moins.

C'est alors que je mis la jambe entière dans une flaque d'eau.
& dire qu'il y a à peine deux jours je lui disais qu'il sentait bon. Que j'aimais particulièrement son odeur, que ses mains, que ses poignets même vu de près sont aussi beaux que vu d'en haut. Il y a à peine deux jours. Je me sens ridicule. Je pense à lui sans en avoir vraiment le droit. Je me répète, il y a deux jours, il y a deux jours.
Ceci ressemble à une plainte mais cela n'en est pas une. Je ne me plains pas. J'ai pu être contre lui, j'ai pu le laisser faire. J'ai pu, il y a deux jours. Je pense à lui.





Pause vidéo : Concert Macdaid's - MTA, une des plus belles intro du monde =D
(J'ai le coeur qui vacille quand ça monte en puissance.)



# Posté le vendredi 12 décembre 2008 16:32

Modifié le lundi 15 décembre 2008 18:31

J'avais envie de dire n'importe quoi.

J'avais envie de dire n'importe quoi.
Il fait plus froid le midi que le matin. J'en conclus ça au vent qui me fouette le visage sur la passerelle.
J'ai ressorti mon manteau de l'an dernier.
La capuche est trop grande, mon écharpe aussi.
J'ai décroché mon stage pour février. Librairie DOMBRE, pendant trois semaines. Je suis heureuse & soulagée. J'ai des devoirs, des soutenances, des dossiers à faire, & j'ai l'impression que ça ne finit jamais. J'aime bien quand les filles me font des calins, j'ai l'air d'une désésperée mais j'aime ça. Demain jeudi c'est l'anniversaire de la petite Chloé & de Flo. J'amène un gateau. Et puis y'a la soirée Crazy Christmas en boite. Je manque cruellement de temps & pourtant. Marina a reçu ma lettre. Sur du papier rose, on dirait une enfant. Elle a compris que l'amour c'est pas manquer de quelqu'un quand il est loin mais quand il est là.
Je suis contente de moi parfois. Je la vois le 20décembre. Ce sera les vacances, ce sera sur Rouen, ce sera l'ambiance de Noël, puis un an sans la voir, quand même. On a un petit projet en commun mais je vous en parlerez plus tard.
J'ai appris à aimer les cours en amphi. Certainement pas pour les bonnes raisons, mais ça me fait sourire au moins.
Rêver même. Après tout, je manque de rêve autant que je manque de tendresse, c'est pas compliqué.
J'aimerais bien que Lucile sourit pour de vrai. Mais un sourire ça vaut la peau des fesses.
J'aime bien Facebook mais parfois j'y reste trop longtemps, je fais des tests bidons
& je fais ma comère sur le profil des autres. Puis ça me permet de parler de moi à la 3ème personne, genre je suis importante.
Je n'arrive pas à me remettre d'Across The Universe. Je crois que c'est pour toujours.
C'est bien aussi les histoires pour toujours hein? Ca existe pas partout, je suis d'accord.
Depuis les vacances d'octobre je suis sur "Le chant des Adolescents" de Richard Millet.
J'arrive pas à le terminer. Manque de temps. Pourtant il est court & se lit facilement. Je savoure, chaque partie. C'est de la jolie description. Tiens samedi dédicace de Claire Castillon. J'ai hâte, elle est belle. Belle parce qu'elle a les mots. Aujourd'hui je termine à 19h30. On dirait que c'est une blague. Limite, je vois pas le jour.

J'ai envie de m'allonger avec eux dans un champ.
De chanter quand ça me prend, en plein milieu de la rue.
& que l'on me suive.
Mais c'est pas pour maintenant.


Ah oui, j'allais oublier. Quelqu'un m'inspire.
C'est peut être ce qui me fait me lever le matin.
Ces temps-ci & ça fait un bien fou, même quand ça fait mal.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 05:47

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 06:22

THE STROKES - You only live once



C'est jamais qu'une gamine qui sait ni rire ni pleurer. C'est jamais qu'une enfant qu'on a pas réussi à pourrir ou à gâter. Moi je suis heureuse quand elle rit, je suis heureuse aussi quand elle me hurle dessus, je me dit, qu'au fond, j'ai réussi, elle est vivante, oui enfin elle vit. J'aime quand la musique me passe dans les tympans mais je préfère quand elle arrive dans les siens aussi, en même temps. Je lui serre la main, la comprime fort, elle a compris, elle sait que je sais, elle sait & puis c'est tout. J'ai jamais demandé à avoir de soeur. Petite ou grande, je voulais être seule & puis aussi si nous ne l'étions pas, nous ne nous serions jamais aimés. Tu n'es pas faite pour moi, je ne suis pas faite pour toi, pour tes hystéries d'un soir, pour tes coups de gueule, & puis c'est marre? Moi je voulais être seule, ma peine & mes emmerdes. Mais j'ai appris à te les conter. Je sais que parfois tu ne m'écoutes pas. Ou seulement d'une oreille, je ne t'en veux pas. Je ne suis pas intéressante tous les jours. Peut être que toi non plus, tu voulais pas de soeur. Tu voulais pas de grande gamine qui refait le monde chaque fois qu'elle monte dans un bus. Mais je t'ai & tu m'as. C'est comme ça.

# Posté le lundi 08 décembre 2008 16:13

Modifié le lundi 08 décembre 2008 16:27