PETE DOHERTY - Lost art of Murder




Une, deux, trois notes au piano. Je suis maladroit qu'il me dit. Il venait de me donner une raison. Une, deux, trois notes de guitare. Je suis maladroite lui ai-je dis. Je ne sais pas si je venais à mon tour de lui donner une raison. J'aime le lyrisme. Fait exploser les cordes de ma guitare. Dépêche-toi, je risque de hurler d'une seconde à l'autre. J'aime le lyrisme, qu'il me lance. J'ai bien compris, tu es un garçon & tu aimes les mots. Si j'étais comédienne, sur une scène de théâtre, je hurlerais. Quitte à faire fuir tous les spectateurs. A me faire huer. A finir à genoux. Oui, quitte à. Il ne se rend pas compte, tout simplement. Je le regarde souvent. Il le sait. Puisque parfois il se retourne & me regarde lui aussi. Il voit que je le vois. Que ce n'est que lui que je vois. Pourtant, lorsque je me retrouve seule, les plis des draps sur ma peau, je n'arrive pas à me souvenir de son visage. J'ai beau fermé très fort les yeux, appuyé dessus en croyant plus que tout en la magie, son visage n'est pas là. Mais j'ai sa nuque. Sa nuque qui m'apparait. Je me souviens que trois jours sur sept, j'observe cette nuque. Ses mouvements, ses couleurs. Puis il y a ses mains, ses poignets. Certains aiment entendre claquer leurs articulations. Certains travaillent chaque jour, les os. Moi je me contente d'aimer les siens. Les poignets des garçons. Les beaux poignets sont rares. Trop trapus, trop fins. Le maigrelet peut se rhabiller. Ses os sont distingués. Je pourrais lui dire, je lui dirais, quand j'aurais le courage, si tu veux serrer fort mes poignets à moi, avec tes mains à toi, tu peux. Quitte à y laisser une trace. Quitte à. Je me laisserais faire. D'une main détruit mes os, détruit l'intérieur de moi, oui les os c'est bien l'intérieur de moi. C'est ce qui me protège. Retire la moi cette protection. & puis pendant que t'y es, lis moi du Zola. J'ai pas encore réussi à entrer en lui, à croire en ses mots, mais si toi tu y crois, moi aussi je peux y croire. Si c'est toi qui me les dit, ce sera différent, j'y verrais d'autres choses, j'irais m'inventer un monde. Un monde d'un siècle déjà révolu. Un monde où c'est toi qui me dictera le récit, tu seras sous mes phalanges, on traversera la mer, si tu le veux. Je vois ça d'ici, allez, j'écris la majuscule, tu me suis?






Pause vidéo : Quand on bosse un exposé.
PS : Ce soir, 7déc. concert de Lunatic Age, Labo & Drunk Sincerity au Macdaid'S <3

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 15:31

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 07:58





# Posté le jeudi 04 décembre 2008 09:37

CHLOE

CHLOE ♥

# Posté le lundi 01 décembre 2008 15:39



THE USED - Paralyzed




Il sait qu'il a tord, que ses yeux qui disent "Love you" se verront fracasser par un "Fuck you". L'histoire n'est pas originale, on a vu ça mille fois. Le grand Boulevard de je ne sais plus quel quartier en est un pauvre exemple. Si quelqu'un ose s'aventurer à foutre son coeur sur les murs, d'autres passeront par là, raturer tout cela.
Aujourd'hui, les sentiments sont obligatoires. Nous n'avons jamais été aussi contradictoires. J'attends un je t'aime, mais lorsqu'il sortira, soit sur qu'il ne brillera pas longtemps. Où est-ce que l'on s'est cru? Aujourd'hui on aime l'odeur d'un vagin humide, pas les résonances d'un battement de coeur. Oh & puis la douceur? Les nuages blancs & le coton? Laissons cela, à ceux qui n'ont pas de coeur. Mais oui tu sais, ceux qu'on appelle des rêveurs. Une plaisanterie. Depuis quand, savoir jongler avec les mots, citer les plus grands des siècles précédents & avoir les yeux mouillés en permanence; fait d'une personne un rêveur? Les rêveurs n'ont pas de coeur, point & à la ligne.
Aujourd'hui, nous ne nommons plus les choses correctement.
Chacun est sur le piédestal de l'autre. A qui ratera la dernière marche.
Un chat n'est plus un chat mais deux points jaunes dans la nuit.
Un je t'aime équivaut à un je te baise.



Pause Vidéo : Coraline pouilleuse.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 12:23

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 16:35

Jim Sturgess.

Lorsqu'il joue, lorsqu'il dessine, lorsqu'il chante, lorsqu'il aime.
Dans Across The Universe.
Avec la réadaptation des plus grandes chansons des Beatles




Je sais, je rêve beaucoup trop mais
Est-ce que ça existe vraiment?


# Posté le samedi 29 novembre 2008 12:07

Modifié le samedi 29 novembre 2008 12:23